Comment les éruptions solaires s’enflamment et que se passe-t-il lorsqu’elles frappent la Terre

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Cela commence par un claquement dans le champ magnétique du soleil. Puis, en quelques secondes, une région proche d’un groupe de taches solaires s’éclaire avec une intensité aveuglante. Il s’agit d’une éruption solaire, une soudaine explosion d’énergie qui transforme la couronne solaire d’une paisible soupe de plasma en une violente explosion. L’événement ne s’efface pas non plus doucement. Cela peut durer des heures avant de finalement s’atténuer.

Lorsque ces éruptions se produisent, elles ne se contentent pas de briller. Ils tirent. Particules à haute énergie. Flux d’électrons. Radiographies dures. Des sursauts radio. Tout cela est projeté dans l’espace. Si l’éruption est suffisamment forte, elle crée une onde de choc qui se propage à travers le milieu interplanétaire. Pensez-y comme à un bang sonique, mais dans le vide de l’espace, se déplaçant à des vitesses qui peuvent atteindre la Terre en quelques jours plutôt qu’en quelques minutes.

Le nuage super chaud

L’action se déroule au-dessus de la surface visible du soleil, dans la couronne. Mais l’énergie ne reste pas là. Il se déverse à la surface, déclenchant une réaction qui fait remonter un nuage de plasma surchauffé à environ 100 millions de Kelvins. Cela représente environ 180 millions de degrés Fahrenheit. C’est une source incroyablement puissante de rayons X.

Toutes les fusées éclairantes ne proposent pas ce genre de spectacle. Les événements plus petits ne disposent pas de la suite complète d’attributs. Ils peuvent émettre un peu de lumière et quelques particules, mais ils provoquent rarement le genre de perturbation qui nous intéresse. Il existe également une catégorie étrange connue sous le nom de « fusées éclairantes impeccables ». Celles-ci se produisent sans les associations habituelles de taches solaires. Au lieu de cela, ils sont liés à des éruptions de filaments. Ils peuvent être massifs. Ils produisent parfois des éjections de masse coronale. Pourtant, ils ont tendance à retenir les particules à haute énergie, ce qui les rend moins immédiatement dangereuses en termes de rayonnement, tout en ayant toujours un impact sur la météorologie spatiale.

Quand les poussées se produisent-elles ?

Vous ne verrez pas ces explosions tous les jours. Les éruptions sont étroitement liées au cycle de 11 ans du Soleil. Ils apparaissent rarement pendant les trois ou quatre années minimum de taches solaires. Lorsque le soleil est calme, les champs magnétiques sont relativement stables. Les fusées éclairantes ont besoin d’instabilité.

Les plus grandes éruptions se produisent avec de grandes taches solaires. Ce ne sont pas seulement des taches sombres. Ce sont des régions présentant des gradients magnétiques prononcés et des courants électriques intenses. Ces courants sont le carburant. Lorsque les lignes du champ magnétique se cassent et se reconnectent, l’énergie stockée est libérée d’un seul coup. Le résultat est une explosion qui peut éclipser la totalité du soleil en rayons X pendant une courte période.

Pourquoi c’est important

Pour toute personne vivant sur Terre, l’éruption elle-même est inoffensive. L’atmosphère bloque les rayons X. Mais les particules et l’onde de choc ? C’est important. Si une grande éruption envoie une éjection de masse coronale vers nous, elle peut frapper notre champ magnétique. Cette interaction peut perturber les satellites. Cela peut perturber les communications radio. Cela peut même affecter les réseaux électriques.

Comprendre comment les éruptions solaires s’enflamment nous aide à prédire ces événements. Nous surveillons les taches solaires. Nous surveillons les gradients magnétiques prononcés. Lorsque nous voyons un grand point avec des courants élevés, nous nous préparons. Le soleil veille toujours. Nous devons juste garder les yeux dessus.

Pourquoi les éruptions solaires nous frappent deux fois

Nous considérons souvent le Soleil comme une boule de lumière constante et réconfortante. Mais supprimez la lueur visible et vous obtenez une bête violente et à haute énergie. Les éruptions de rayons X ne font pas que briller ; ils éclipsent l’étoile entière dans des bandes spectrales spécifiques. La luminosité n’est pas celle que nous voyons avec nos yeux. C’est dans le spectre ultraviolet et des rayons X, où les niveaux d’énergie atteignent des sommets si élevés qu’ils peuvent retirer les électrons des atomes et brouiller l’électronique.

Le moment choisi pour cette attaque est ce qui rend sa prévision difficile. Lorsqu’une éruption éclate, les photons de rayons X et les particules de haute énergie traversent le vide de l’espace à une vitesse proche de celle de la lumière. Ils frappent l’atmosphère terrestre presque instantanément. C’est la première vague. Il ionise la haute atmosphère, perturbant les communications radio haute fréquence et les signaux GPS en quelques minutes.

Mais les véritables dégâts attendent dans les coulisses.

Le flux principal des particules – la majeure partie des particules chargées – ne se déplace pas aussi rapidement. Il faut quelques jours pour faire le voyage. Au moment où ces particules arrivent, elles n’ont pas seulement apporté des radiations. Ils ont apporté le chaos magnétique. Cet afflux retardé interagit avec la magnétosphère terrestre, déclenchant des tempêtes géomagnétiques qui peuvent induire des courants dans les réseaux électriques et menacer les satellites en orbite terrestre basse.

La première vague est immédiate. La deuxième vague est catastrophique.

Comprendre cet impact en deux phases est la raison pour laquelle les prévisions météorologiques spatiales sont importantes. Nous ne pouvons pas simplement regarder la fusée elle-même. Il faut suivre la vitesse d’éjection de la masse coronale qui l’accompagne souvent. Les rayons X nous disent que quelque chose se passe maintenant. Les particules arrivées trois jours plus tard nous disent ce qui va se briser plus tard.

Ce n’est pas seulement académique. Pour les opérateurs de réseau, les compagnies aériennes et tous ceux qui comptent sur un positionnement précis par satellite, cette fenêtre de trois jours est essentielle. C’est la différence entre un petit hoquet et une panne de courant.