La course à l’espace 2022 : pourquoi les missions privées et gouvernementales sont importantes maintenant

0
7

Le ciel n’est plus la limite. C’est un marché. Un chantier. Un échiquier géopolitique.

2022 s’annonce comme une année chaotique, coûteuse et incroyablement importante pour les vols spatiaux. Nous assistons à une collision entre l’ambition du gouvernement à l’ancienne et l’agilité de la nouvelle école du secteur privé. Ce boom n’est pas seulement un battage publicitaire. C’est une infrastructure.

Voici ce qui se passe actuellement au-dessus de l’atmosphère.

Le secteur privé prend le volant

Pendant des décennies, l’espace a été un club gouvernemental. La NASA a volé. Les Russes ont pris l’avion. Les Chinois ont pris l’avion. Si l’on voulait progresser, il fallait un passeport et un budget supérieur au PIB d’un petit pays.

Cela a changé. Rapide.

En 2022, les entreprises privées ne se contenteront pas de lancer des satellites. Ils construisent le réseau logistique du siècle prochain. SpaceX continue de dominer la capacité de lancement. Mais regardez les autres. Blue Origin fait pression pour les vols orbitaux. Virgin Galactic se concentre sur le tourisme suborbital. Rocket Lab est en train de devenir la référence pour les petites constellations de satellites.

Pourquoi est-ce important pour vous sur Terre ?

Parce que la concurrence fait baisser les coûts. Et des coûts de lancement inférieurs signifient davantage de données. Plus de surveillance du climat. Couverture Internet plus mondiale grâce à des constellations comme Starlink. La technologie développée pour ces missions privées se répercute. De meilleurs matériaux. Calcul plus rapide. Véhicules de rentrée plus sûrs.

Le gouvernement revient dans le jeu

Tandis que les entreprises privées se battent pour gagner en efficacité, les gouvernements jouent le jeu sur le long terme.

La NASA ne reste pas les bras croisés. Le programme Artemis bouge. L’objectif est simple mais massif : ramener les humains sur la Lune. Pas seulement pour planter un drapeau et partir. Rester. Pour construire une base. Tester les technologies en vue d’un éventuel voyage sur Mars.

2022 marque plusieurs étapes critiques pour Artemis. Lancements. Essai. Partenariats internationaux. Les États-Unis attirent d’autres pays sur cette orbite. Littéralement. L’Agence spatiale européenne (ESA), l’Agence spatiale canadienne et l’agence spatiale japonaise JAXA apportent toutes leur matériel et leur expertise.

La Lune n’est plus une destination. C’est un terrain d’essai.

Ce n’est pas une question d’ego. C’est une question de survie. Mars est trop loin pour corriger les erreurs. La Lune est suffisamment proche pour apprendre.

L’expansion silencieuse de la Chine

N’ignorez pas l’autre joueur dans la pièce. La Chine exécute son programme spatial avec une précision méthodique.

Leur station spatiale Tiangong est opérationnelle. Les missions en équipage sont régulières. Des missions robotiques de retour d’échantillons sur la Lune et éventuellement sur Mars sont en préparation. La Chine n’a pas besoin de crier. Leurs lancements parlent d’eux-mêmes.

Cela crée un environnement spatial bipolaire. Alliances dirigées par les États-Unis contre initiatives dirigées par la Chine. Cela pourrait ressembler à la guerre froide 2.0. Parce que c’est le cas. Mais dans l’espace, cette rivalité accélère le progrès. Chaque lancement chinois pousse les entreprises occidentales à innover plus rapidement. Chaque mission de la NASA pousse les ingénieurs chinois à perfectionner leur technologie.

Le boom des infrastructures

Au-delà des missions avec équipage et des drapeaux, 2022 concerne les choses invisibles.

Satellites. Des milliers d’entre eux.

Des sociétés comme SpaceX, OneWeb et le projet Kuiper d’Amazon lancent des constellations. Ce ne sont pas uniquement destinés à Internet. Ils assurent le suivi en temps réel des conteneurs maritimes. Ils surveillent la déforestation en Amazonie. Ils suivent la stabilité de la plate-forme de glace en Antarctique. Ils fournissent des informations critiques