Il ne s’agit pas seulement de la séance.
C’est comment vous êtes assis.
Pendant des années, le conseil était simple. Se lever. Déplacez-vous. Rester assis tue, du moins c’est ce que criaient les gros titres. Mais de nouvelles données suggèrent une distinction plus nette. La menace n’est pas nécessairement la chaise. C’est ce qui arrive à votre cerveau pendant que vous y êtes coincé.
Passif vs Actif
La plupart des gens passent neuf à dix heures par jour à faire très peu de choses physiquement. C’est la nouvelle normalité.
Des études antérieures ont lié cet état statique aux maladies cardiovasculaires, au diabète, à la dépression et éventuellement à la démence. La logique a tenu bon jusqu’à ce que les chercheurs décident d’examiner de plus près la qualité de l’inactivité.
Passivité mentale versus activité mentale.
C’est la ligne de démarcation.
Regarder la télévision pendant des heures tombe d’un côté. Passif. Calories vides pour le cortex.
Lire un livre ou faire du travail de bureau relève de l’autre. Actif. Même si le corps est immobile, le cerveau fonctionne.
Une étude de 19 ans publiée dans l’American Journal of Preventive Medicine rend ce cas explicite. Cela remet en question l’hypothèse selon laquelle tous les comportements sédentaires créent le même préjudice.
Les données
L’équipe a suivi 20 819 adultes âgés de 35 à 69 ans pendant près de deux décennies. Ils ont utilisé les données des registres nationaux suédois des patients et des causes de décès pour suivre les nouveaux cas de démence.
L’enquêteur principal Mats Hallgren note que la principale différence réside dans l’engagement neuronal.
“La manière dont nous utilisons notre cerveau lorsque nous attendons ou sommes assis semble être déterminante pour le fonctionnement cognitif futur.”
Ce n’est pas la dépense énergétique qui compte ici. C’est une charge cognitive.
Ou son absence.
Les modèles ont montré des tendances claires :
– Une position assise mentalement active réduit le risque de démence à un âge moyen et avancé.
– Plus de temps consacré à des tâches actives réduisait le risque même si les niveaux d’activité physique restaient les mêmes.
– Le remplacement d’une position assise passive (comme la télévision) par une position assise active (comme la lecture) a fait chuter le profil de risque.
Le Dr Hallgren prévient qu’il s’agit d’une observation.
La corrélation n’est pas la causalité.
Mais la direction est suffisamment claire pour mériter notre attention. Des essais contrôlés sont encore nécessaires. Ils devraient probablement s’y mettre.
Prévention raffinée
Les populations mondiales vieillissent.
La démence reste la troisième cause de décès dans le monde. La prévention nécessite des objectifs spécifiques. Les vagues avertissements visant à « rester actif » perdent de leur efficacité face à la spécificité des données.
Ce qu’il faut retenir ne concerne pas seulement l’exercice.
L’exercice est vital. Évidemment. Mais l’esprit a aussi besoin de nourriture, même pendant les temps d’arrêt.
S’asseoir est inévitable dans la vie moderne. C’est omniprésent.
La variable que nous pouvons contrôler est l’entrée.
“Il est important de rester actif physiquement… mais aussi mentalement.”
Donc.
Avez-vous vraiment besoin de vous lever toutes les heures ? Probablement oui.
Mais peut-être que l’heure que vous passez sur le canapé ne doit pas être perdue.
Échangez l’écran contre une page.
Le cerveau reste occupé. Le risque diminue.
Ou est-ce que c’est le cas ?
L’étude se termine sans se marier.
Nous surveillons toujours l’arrivée des données.
Mais la suggestion est forte.
Éteignez la télévision.
Choisissez quelque chose qui nécessite une réflexion.
