Arturo Benedetti Michelangeli : Le pianiste solitaire qui a perfectionné Debussy

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Arturo Benedetti Michelangeli ne jouait pas seulement du piano. Il l’a disséqué.

Né à Brescia, en Italie, le 5 janvier 1920, il a grandi pour devenir l’un des musiciens les plus redoutés et admirés du XXe siècle. Il est décédé à Lugano, en Suisse, le 12 juin 1995. Mais pendant des décennies, il a contrôlé la pièce sans jamais élever la voix.

Son histoire commence tôt. Trois ans. Cours de violon. À l’âge de 14 ans, il était diplômé du Conservatoire de Milan en tant qu’élève de piano auprès de Giuseppe Anfossi. C’est jeune. La plupart des gens sont encore en train de trouver leurs spécialités. Il était déjà diplômé.

Puis vint la guerre. Il a servi dans l’armée de l’air italienne pendant la Seconde Guerre mondiale. Cela a mis sa carrière en pause, mais cela n’a pas perturbé sa concentration. Lorsqu’il est finalement entré sur la scène internationale, la réaction a été immédiate. Londres en 1946. New York en 1948. Les critiques ne se sont pas contentées d’applaudir. Ils étaient stupéfaits. Il se lance dans une carrière internationale qui va redéfinir ce qui est possible au clavier.

Pourquoi a-t-il été si difficile de réserver ?

Voici le truc à propos de Michelangeli. Il ne voulait pas être vu.

Il était solitaire. Apparemment, il n’aimait pas les représentations publiques. Il refusait de tourner sans fin comme ses pairs. Il a donné des master classes. Il a enseigné. Parmi ses étudiants figuraient Martha Argerich et Maurizio Pollini, qui devinrent tous deux des géants à part entière. Mais les projecteurs ne l’intéressaient pas. Il était intéressé par le son.

“Malgré un répertoire restreint en tant que pianiste de concert de premier plan, Michelangeli était particulièrement habile à interpréter des pièces de certains compositeurs…”

Son répertoire était minuscule par rapport aux normes modernes. La plupart des pianistes de concert transportent entre 30 et 40 œuvres dans leur rotation active. Michelangeli en portait une fraction. Il était pointilleux. Impitoyablement. Il a interprété les premières compositions de Beethoven avec une précision chirurgicale. Il a abordé les Variations Paganini de Brahms non pas pour se montrer, mais pour révéler l’architecture qui se cache en dessous.

Les Ballades de Chopin ? Il les jouait comme s’il s’agissait de nouvelles découvertes. Rachmaninov, Debussy, Ravel, Schumann. C’étaient ses territoires. Et en eux, il était intouchable.

Le son Michelangeli

Qu’est-ce qui rendait son jeu si distinctif ? Clarté.

Sa technique était parfaite. Ce n’était pas tape-à-l’œil pour le bruit. C’était le contrôle. Couleur ton. Contrepoint. Il pouvait faire sonner un piano comme un verre de cristal frappant contre un autre verre. Vous pouviez entendre chaque note. Chaque intention. Chaque erreur évitée.

Il était particulièrement adepte de la musique romantique, notamment celle de Claude Debussy. La musique de Debussy requiert une sensation de flottement, d’eau se déplaçant sur la pierre. Michelangeli a capturé cela. Il ne s’est pas précipité. Il n’a pas traîné. Il laissa la musique respirer, puis il frappa avec une certitude absolue.

Est-il l’un des plus grands pianistes du XXe siècle ? Certains disent oui. Tous.

Il a laissé derrière lui des enregistrements qui sonnent encore frais. Pas parce qu’ils sont vieux. Mais parce qu’ils sont parfaits. Et la perfection est